Le décès de Chérubin Okende est consécutif à une asphyxie, affirme une note de l’Agence nationale de renseignement (ANR) citée par Jeune Afrique jeudi 31 août.
La même source affirme l’opposant « était bel et bien sur le parking de la cour constitutionnelle » avant qu’un « véhicules de couleur blanche du type Land Cruiser non immatriculé transportant six éléments, en tenues militaires communément portées par le corps de sécurité de l’unité Demiap ont débarqué sur le lieu et ont commencé à menacer l’honorable Okende, resté seul dans sa jeep, et deux éléments sont rentrés dans la jeep et l’ont forcé à démarrer », indique la même source.
Le corps criblé d’une balle, du député d’opposition, Chérubin Okende, proche de Moise Katumbi, candidat déclaré, a été retrouvé le 13 juillet dernier à Kinshasa. Mais, pour les services de sécurité, « il a été cagoulé de la tête par un sachet, ainsi, il a trouvé la mort à la suite de l’étouffement ».
Pour la petite histoire selon l’ANR, l’ancien ministre Okende fut l’objet des menaces et intimidations, attitudes non acceptées par celui-ci qui a réagi par des injures proférées à l’égard de ses bourreaux. En réaction à son comportement, les éléments qui [le] menaçaient, on finit par le tuer ».
« Chérubin Okende se trouvait à bord du Land Cruiser lorsqu’il a succombé. Il était en train d’être conduit dans les locaux de la Demiap, dans la commune de Kintambo « Seule la jeep ayant embarqué l’honorable a accédé dans l’enceinte de la cour de la Demiap à Kinshasa. [Son] véhicule n’est pas arrivé à Kintambo, [il] était garé ailleurs ».
Le corps de la victime est toujours entre les mains des enquêteurs. Le 3 août, il a été autopsié, à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire.
Joe Kashama

