En France, le refus du Maroc de recevoir l’aide française après le séisme dévastateur du week-end dernier fait polémique.
Mais pour le président français, Emmanuel Macron, « ce sont des polémiques qui n’ont pas lieu d’être ».
Comme pour taire ce débat. Mardi 12 septembre sur le réseau social X, le chef de l’État français a déclaré que, « c’est à Sa Majesté le Roi et au gouvernement du Maroc, de manière pleinement souveraine, d’organiser l’aide internationale et donc nous sommes à disposition de leur choix souverain ».
« C’est depuis la première seconde ce que nous faisons de manière tout à fait normale et donc je souhaiterais que toutes les polémiques qui viennent diviser, qui viennent compliquer les choses dans ce moment qui est déjà si tragique, puissent se taire par respect pour toutes et tous », explique Emmanuel Macron.
Le chef de l’État français promet que son pays va rester aux côtés des Marocains. « Nous serons là dans la durée sur le plan humanitaire, sur le plan médical, pour la reconstruction, pour l’aide culturelle et patrimoniale, dans tous les domaines où le peuple marocain et ses autorités considérerons que nous sommes utiles ».
Le week-end dernier, un violent séisme a dévasté la région de Marrakech, dans le centre du Maroc. À ce jour le pays déplore plus de 2900 morts plusieurs milliers de blessés. Face à l’urgence, le Maroc a accepté l’aide de l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Emirats arabes unis. Mais pas celle de la France, qui s’était proposée pourtant.
En fait, les relations entre Rabat et Paris ont pris un coup de froid, depuis que la France s’efforce de se rapprocher de l’Algérie, voisine et rivale régionale du Maroc. En outre, Rabat reproche aussi à Paris le fait de ne pas s’aligner sur sa position dans le différend au Sahara occidental.
Dinho Kazadi

