Macky Sall, président du Sénégal, a commenté à la presse, le sujet sur la dissolution du Pastef l’un des partis de l’opposition. « On a fait qu’appliquer là lois dans toute sa rigueur », dit-il dans un entretien à RFI et France 24.
Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), parti de l’opposant Ousmane Sonko, avait été dissous le 31 juillet dernier par le gouvernement sénégalais.
Le ministère de l’Intérieur reproche à ce parti « d’avoir fréquemment appelé ses partisans à des mouvements insurrectionnels, ce qui a entraîné de lourdes conséquences, incluant de nombreuses pertes en vies humaines ».
Les responsables de ce parti rejettent les accusations du gouvernement, ont saisi les juridictions de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour obtenir la suspension de cette dissolution.
« Les parties qui bénéficient de la loi ne peuvent pas appeler à longueurs de journée à l’insurrection. Ils ne peuvent pas poser des actes répréhensifs, condamnés par la loi. Quand un parti sort de ses droits, il est dissout, ce n’est pas la première fois », a déclaré le président Macky Sall.
Le Pastef compte 27 députés sur le 80 qui compte la coalition de l’opposition à l’Assemblée nationale sénégalaise. Le pays se prépare pour les élections présidentielles qui se tiendront en février 2024. Le président Macky Sall a renoncé à un troisième mandat, sa coalition porte la candidature de M. Amadou Ba, actuel Premier ministre.
Joe Kashama

