Au Mali, au moins deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées, à la suite des tirs d’obus par les djihadistes dans la ville de Tombouctou, située au nord du pays, a annoncé l’armée malienne dans un communiqué.
Certaines sources font état de trois civils tués lors de ces tirs d’obus. « Trois obus ont été tirés par les jihadistes à Tombouctou. Il y a au moins trois civils morts, dont des enfants », confié un élu de Tombouctou, cité par l’AFP. Une source hospitalière confirme ce bilan.
Dans la foulée, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, a dit « veiller au redéploiement effectif des forces de défense et de sécurité ainsi qu’au retour des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national ». Le chef de la junte malienne invite les populations à « resserrer les rangs autour des forces armées maliennes dans l’accomplissement de cette mission décisive ».
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alliance djihadiste affiliée à Al-Qaïda, en lutte depuis des années contre l’Etat malien, a annoncé dans une série de messages début août déclaré « la guerre dans la région de Tombouctou ».
Depuis, Tombouctou fait face à un blocus qui empêche les quelques dizaines de milliers d’habitants de la cité aux 333 saints de quitter la ville et d’être ravitaillé.
Raymond Nsimba

