Vendredi 29 septembre, Rached Ghannouchi, chef du parti de l’opposition Ennahdha, commence une grève de la faim de trois jours pour dénoncer sa détention et pour exprimer son « soutien » aux autres « prisonniers politiques », annoncent ses proches.
Le chef historique du parti islamo-conservateur Ennahdha, est incarcéré depuis le 17 avril, M. Ghannouchi, 82 ans, d’après les membres de son parti, ces poursuites sont politiques, arbitraires et sans fondements contre les opposants » déclare Imed Khemiri, porte-parole d’Ennahdha.
Il a été condamné, en mai, à un an de prison pour « apologie du terrorisme », les faits qui lui sont reprochés remonte à la suite de déclarations dans lesquelles il avait affirmé que la Tunisie serait menacée d’une « guerre civile » si les partis de gauche ou ceux issus de l’islam politique comme Ennahda y étaient éliminés.
Cette grève, « c’est en soutien aussi à la grève de la faim entamée par Jawhar Ben Mbarek », un opposant connu de la gauche, responsable au Front de salut national (FSN), principale coalition de l’opposition en Tunisie.
M. Ben Mbarek, critique virulent du président Kais Saied arrêté le 24 février, observe une grève de la faim depuis quatre jours pour dénoncer sa détention « injuste », selon sa sœur, l’avocate Dalila Masaddek. M. Mbarek a entamé « une grève de la faim illimitée jusqu’à ce qu’on lui lève cette injustice », a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse Ahmed Néjib Chebbi, président du FSN
Joe Kashama

