Alors qu’ils se dirigeaient en début de matinée vers la place du 13 Mai, où un rassemblement était prévu, plusieurs candidats de l’opposition à la présidentielle prévue en novembre prochain à Madagascar, ont été dispersés par la police lundi 2 octobre.
Selon les témoins, les forces de l’ordre malgaches ont fait usage de gaz lacrymogènes contre plusieurs de ces candidats, qui avançaient en tête de cortège dans la matinée, vers la place du 13 Mai, théâtre de toutes les contestations politiques de Madagascar.
Parmi les opposants dispersés figure l’ex-président Marc Ravalomanana. Il a été escorté par ses gardes du corps à l’écart des gaz lacrymogènes, dans la cour d’un immeuble.
Le rassemblement de l’opposition n’a pas été autorisé par les autorités. Plusieurs centaines de policiers ont bouclé la place depuis le début de la matinée. Même si le processus électoral a atteint un point de non-retour, les opposants continuent à dénoncer ce qu’ils qualifient de coup d’Etat institutionnel orchestré, selon eux, par le président sortant Andry Rajoelina.
En fait, le président Rajoelina, candidat à sa propre succession, est accusé d’avoir réussi à influencer la justice pour qu’elle prenne une série de décisions qui favoriseraient sa réélection.
Le 9 novembre prochain, les Malgaches se rendront aux urnes pour choisir leur prochain président et leurs gouverneurs. Plusieurs observateurs dénoncent, depuis quelques semaines, le climat politique très tendu sur terrain à l’approche du scrutin.
Dinho Kazadi

