Au moins une dizaine de personnes ont été blessées à Antananarivo, capitale de Madagascar, ce samedi 4 novembre dans la matinée. D’autres ont été interpelées en marge d’une manifestation de l’opposition. Les forces de l’ordre ont utilisé des tirs de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui voulaient prendre d’assaut la place du 13 Mai dans la capitale.
En fait, le collectif des 10 candidats de l’opposition avait appelé ses sympathisants à se retrouver pour marcher jusqu’à cette place emblématique dans le pays.
Déjà, un important dispositif de sécurité a été déployé pour barrer la route aux opposants et pour sécuriser cette place.
Dans quelques quartiers autour de cette place, des rassemblements des partisans pro-opposition étaient visibles.
Ils ont été dispersés par d’intenses rafales de tirs de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les manifestants ont donc pris fuite face à l’action des forces de sécurité. D’autres personnes qui n’étaient pas parmi les manifestants sont tombées dans le piège.
En même temps, les manifestations des sympathisants proches du pouvoir se sont déroulées sans encombre dans la même capitale, alors que celles de l’opposition étaient violemment réprimées.
Le premier tour de la présidentielle à Madagascar est prévu pour le 16 novembre prochain et le second tour est prévu le 20 décembre 2023 prochain.
Treize candidats sont en lice pour ces élections. Parmi eux, l’on retrouve le président Andry Rajoelina, candidat à sa propre succession. Figure aussi deux anciens présidents : Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina.
Durant cette période de campagne présidentielle, certains observateurs craignent la montée de la violence à l’approche de ces élections.
Alimasi Kambale

