Deux morts et sept blessés. Tel est le bilan actuel de l’attaque survenue, dimanche 10 décembre, contre un convoi humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge à Khartoum, capitale soudanaise.
Dans un communiqué publié le même jour, la Croix-Rouge indique que parmi les blessés figurent trois membres du personnel du CICR. « Le convoi humanitaire, composé de trois véhicules du CICR et de trois bus, tous clairement marqués de l’emblème de la Croix-Rouge, devait évacuer plus d’une centaine de civils vulnérables de Khartoum vers Wad Madani lorsqu’il a été attaqué à son entrée dans la zone d’évacuation », explique le communiqué.
Cette organisation qualifie cette attaque de délibérée. Elle dit être choquée et consternée après cet événement dramatique. L’armée indique à son tour que le convoi du CICR a évacué des civils, dont des ressortissants étrangers, de l’église Sainte-Marie de Khartoum.
Elle déclare que le convoi a essuyé des tirs après avoir violé un accord, en s’approchant de ses positions défensives, en utilisant une voiture appartenant aux rebelles. Dans un communiqué distinct, le RSF a accusé l’armée d’avoir attaqué le convoi et indique que l’incident a fait des morts et des blessés.
Au Soudan, l’armée et les RSF sont engagés depuis, mi-avril, dans un conflit qui a dévasté Khartoum et déclenché des vagues de massacres ethniques au Darfour. Malgré plusieurs efforts diplomatiques, les affrontements n’arrivent pas à son terme.
Josaphat Mayi

