Aux Comores, la campagne électorale pour la présidentielle s’est achevée vendredi 12 janvier sans incident, malgré la tension lors de son ouverture.
« Cette campagne s’est très bien déroulée, tous les candidats ont pu faire campagne convenablement, aucun n’a été empêché. Ce qu’on déplore, c’est qu’on a constaté que certains ministres et certains directeurs (d’institutions publiques, NDLR) ont utilisé les moyens de l’État pour faire campagne en faveur du camp présidentiel », a indiqué Mouhssine Nassur Cheikh, président de l’Observatoire des élections (Obselec).
Comme l’a souligné le président de l’Obselec, tous les candidats d’opposition ont cependant pu tenir leurs meetings librement, appelant à l’alternance, mais aucun n’a vraiment semblé y croire. « Tant leurs discours ont été marqués par des accusations de hold-up électoral en préparation », a indiqué Obselec.
Ce dimanche, les Comoriens sont appelés aux urnes pour élire les futurs gouverneurs des trois îles de Grande Comore, Anjouan et Moheli, ainsi que leur président.
Au pouvoir depuis 2016, Azali Assoumani brigue un troisième mandat. Et, il fait face à une opposition divisée.
Ben Tshokuta

