Miraculeux dans sa CAN jusqu’à la qualification en demi-finale, Emerse Fae, sélectionneur ivoirien, et sa bande ont une place en finale à aller chercher face à la RDC ce mercredi 7 février au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé.
Remporter la CAN. C’est un rêve pour Emerse Fae, ancien international ivoirien. « Je n’ai pas eu la chance de remporter la CAN avec et pour mon pays. C’est une motivation et une obligation. Je me dois de remporter au moins une CAN pour mon pays. J’ai l’opportunité de le faire en tant qu’entraîneur, donc je vais me battre pour cela », glisse le sélectionneur des Eléphants.
En se qualifiant en demi-finale, il semble s’y rapprocher. Mais, il faut passer l’obstacle Léopards. Depuis leur qualification miraculeuse au second tour, les Eléphants ont, à chaque fois, tenu sur un fil face au Sénégal et au Mali. Jusque-là, ils s’en sortent bien.
Ce mercredi 7 février au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, la bande de Fae se sait attendue, mais aussi s’attend à un match difficile. Après Yamoussoukro et Bouaké, le miracle va-t-il se répéter ? Les choses ne s’annoncent pas simples face aux Léopards, qui montent en puissance dans cette compétition, rêvant d’une troisième étoile 50 ans après.
Face à la bande de Sébastien Desabre, sélectionneur de la RDC, Emerse Fae cherche une stratégie pour s’imposer. « On compte aborder ce match en toute confiance. Nous allons essayer d’imposer notre tempo dès le coup d’envoi et de ne pas subir la pression de l’adversaire, comme ce fut le cas lors des matchs contre le Sénégal et le Mali. C’est vrai que les deux derniers matches, on a du mal à l’entame. On a concédé le premier but et on a du mal à revenir au score. Face à la RDC, on va profiter de la confiance », dit le technicien ivoirien de 40 ans.
Comme en 2015, lors de l’édition organisée en Guinée-Équatoriale, Éléphants et Léopards se retrouvent au dernier carré de la CAN. Si la Côte d’Ivoire avait battu la RDC sous l’ère de Florent Ibenge (3-1) à Bata à cette étape, les Congolais, eux, ont une revanche à prendre. Pour Fae, il faut être solidaire. Et, surtout, pour ce match. Les Eléphants viennent diminuer avec quatre absents, dont Serge Aurier.
« On sait qu’on ne pourra pas compter sur nos absents, mais ils vont apporter de la force aux autres. C’est vrai qu’il est difficile de faire sans des absents, mais il faut cette solidarité qui permet aux uns et aux autres de se serrer les coudes », argue-t-il.
Josaphat Mayi

