Alors qu’une nouvelle date de la présidentielle se fait attendre, l’opposition tente de maintenir la pression et a appelé à manifester samedi 17 février.
Une manifestation calme et sans incident après la décision du Conseil constitutionnel d’annuler le report du scrutin jusqu’au 15 décembre. En fait, elle avait été autorisée par les autorités.
A Dakar, des opposants ont réclamé le respect du processus électoral et la libération de tous les détenus politique anonymes, qui croupissent encore en prison. Il s’agit notamment de l’opposant Ousmane Sonko et de son adjoint, Bassirou Diamye Faye, candidat à la présidentielle.
Dans les rues de Dakar, les manifestants ont revêtu des t-shirts noirs sur lesquels est écrit « protect our election », le nom du collectif de la société civile qui a organisé la manifestation pacifique, des pancartes lisant « libérez le Sénégal », « respectez la date des élections » et non à un coup d’État constitutionnel.
Jeudi, le Conseil constitutionnel a annulé le report de la présidentielle qui a plongé le Sénégal dans une situation explosive. Cette juridiction a appelé les autorités d’organiser le scrutin dans les meilleurs délais. Le président Macky Sall affirme s’engager à exécuter cette décision.
Le mandat de Macky Sall s’achève le 2 avril et la présidentielle devrait théoriquement se tenir avant. Le chef de l’Etat a indiqué qu’il entendait mener « sans tarder les consultations nécessaires pour l’organisation de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais ». Quand ? C’est la question que tout le monde se pose.
Ephra Kimuana

