Au Tchad, Yaya Dillo, leader du Parti socialiste sans frontières (PSF) et farouche opposant au général Mahamat Idriss Déby, a succombé après avoir été blessé lors d’un assaut de l’armée contre le siège de son parti, selon le gouvernement.
D’après Abderaman Koulamallah, ministre de la Communication, M. Dillo ne voulait pas se rendre et a tiré sur les forces de l’ordre. Plus tôt, le procureur général a parlé de la mort de l’opposant, dont la nouvelle circulait déjà mercredi dans la soirée sur les réseaux sociaux.
L’opposant Tollimi Abakar, président du Conseil de la résistance pour la démocratie (CNRD), avait déjà parlé de la mort de l’opposant, accusant la junte au pouvoir.
Le gouvernement a pointé des « éléments » du PSF après l’attaque contre les locaux de l’ANS. D’après les autorités, cette attaque est intervenue après l’arrestation d’un membre du PSF, accusé de « tentative d’assassinat contre le président de la Cour suprême ».
Mais, Yaya Dillo avait dénoncé « une mise en scène concernant les allégations de tentative d’assassinat contre le président de la Cour suprême ». Pour l’opposant, le pouvoir vise à nuire à son parti à l’approche de la présidentielle, prévue le 6 mai prochain.
Mercredi, le siège du PSF a été criblé de balles au lendemain d’une attaque armée meurtrière contre les locaux d’une agence des services de renseignement. Yaya Dillo a accusé la junte d’en vouloir à sa personne.
Candidat président lors du scrutin de 2021, l’opposant, neveux d’Idriss Déby, n’avait pas pu participer à l’élection. A quelques mois du scrutin, il avait dû s’enfuir et se cacher. C’était après une tentative des forces de sécurité de l’arrêter s’est soldée par plusieurs morts, dont celle de sa mère et l’un de ses fils. Cette fois-ci, il succombe et ne participera à la présidentielle prévue le 6 mai.

