Au Gabon, le gouvernement nie les allégations de «torture» de la part de la famille d’Ali Bongo

Le gouvernement militaire du Gabon nie « toute forme de torture ou de mauvais traitements » à l’encontre de la famille du président déchu Ali Bongo Ondimba, a déclaré une porte-parole, en réponse à une plainte déposée en France.

 

Les avocats de la famille Bongo ont indiqué mardi à l’AFP avoir porté plainte en France pour des accusations de torture et de détention au Gabon du président, de son épouse et de ses trois fils.

 

« Le gouvernement tient à affirmer avec insistance qu’ils ne subissent aucune forme de torture ou de mauvais traitements comme l’ont affirmé leurs avocats », a déclaré mercredi soir la porte-parole du gouvernement, Laurence Ndong, sur la chaîne publique Gabon 1ère.

 

Elle a également souligné qu’Ali Bongo était libre de quitter le pays. Il dirigeait ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis 2009, mais a été renversé par les chefs militaires le 30 août, quelques instants après avoir été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle.

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Les putschistes ont accusé Bongo, dont la famille a dirigé le pays pendant 55 ans, de corruption massive. L’actuel dirigeant du Gabon, le général Brice Oligui Nguema, qui a dirigé le coup d’État, devrait se rendre à Paris dans les prochains jours.

 

Ndong a déclaré que les accusations « calomnieuses » « nuisaient à l’image du Gabon » et que l’épouse de Bongo, Sylvia Bongo, et son fils Noureddin Bongo avaient été « accusés de délits extrêmement graves ».

 

Suite au coup d’État, Sylvia et Noureddin Bongo ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds. Bongo lui-même a d’abord été assigné à résidence, puis relâché.

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En mars, des avocats ont demandé à un groupe de travail de l’ONU de reconnaître leur « détention arbitraire » après le coup d’État. La dernière plainte dénonce « des actes de barbarie commis contre Ali Bongo Ondimba, Sylvia Bongo et leurs fils Noureddin, Jalil et Bilal », ont indiqué mardi les avocats François Zimeray et Catalina de la Sota.

 

Il précise que les quatre premiers sont de nationalité française. Sylvia Bongo a été « forcée de regarder » Noureddin Bongo « être torturé à plusieurs reprises, battu avec un marteau et un pied-de-biche, étranglé, fouetté et électrocuté avec un Taser », ont déclaré Zimeray et de la Sota. Bongo et deux de ses fils ont entamé une grève de la faim en signe de protestation, ont ajouté les avocats.

 

AFP/Sahutiafrica

 

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