Libye : le contrôle de la Banque centrale est-il au cœur de tensions ?

Alors que la tension monte depuis quelques jours entre les factions Est et Ouest en Libye, Seddiq el-Kebir, gouverneur de la Banque centrale, affirme avoir « fui le pays avec d’autres employés pour protéger leurs vies ».

 

D’après lui, les milices menacent et terrorisent le personnel de la Banque. « Ils vont parfois jusqu’à enlever leurs enfants et leurs proches pour les forces à aller travailler », a déclaré Seddi el-Kebir lors d’une sortie médiatique à Financial Times.

 

A la tête de la BCL depuis 2012, il dénonce aussi les manœuvres d’Abdelhamid Dbeibah, Premier ministre de la transition, pour l’éjecter de ce poste. Pour M. el-Kebir, ces tentatives étaient illégales et non conformes aux accords négociés par les Nations unies. En fait, cet accord prévoit une entente entre les factions de l’est et de l’ouest sur le nom du gouverneur.

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Dans la foulée, Abdel Fattah Ghaffar a été désigné pour assurer l’intérim. Il est réputé d’être un banquier à la longue expérience dans le public et le privé. M. Fattah Ghaffar promet avec sa nouvelle équipe de « rassurer le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale sur l’engagement de la Libye à respecter les législations nationales et internationales ».

 

Depuis la chute de Mouamar Kadhafi, qui avait dirigé le pays pendant 41 ans, tente de s’extirper d’une violence. Mais ces derniers jours, les tensions ont ressurgi.

Depuis le 28 août dernier, les autorités de l’Est ont décidé de fermer tous les gisements et terminaux pétroliers. Selon un communiqué de la Noc, ce blocus pétrolier a réduit de moitié les volumes de production quotidiens, à environ 600.000 barils par jour.

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La Rédaction

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