Ce lundi 9 décembre, le président Tshisekedi a lancé les travaux des états généraux des entreprises du portefeuille de l’Etat au Centre financier de Kinshasa sous le thème : « Faire des entreprises de l’Etat un puissant levier de la croissance économique et du développement social ».
Pour le président congolais, c’est une opportunité de redéfinir le rôle et l’avenir des entreprises publiques dans la transformation économique et sociale en RDC.
« La RDC, riche de ses ressources naturelles exceptionnelles et de son capital humain jeune et dynamique, détient seule les clés de son avenir. Avec un portefeuille conséquent d’entreprises publiques, des sociétés d’économie mixtes et de participations indirectes, le pays a toutes les cartes en main pour devenir un acteur économique majeur sur le continent », a déclaré Félix Tshisekedi dans son discours.
Mais il nuance ses propos, déplorant le fait que « ces atouts restent sous exploités et entravés par des pratiques obsolètes héritées du passé ». Le président Tshisekedi indique que les entreprises publiques continuent d’être freinées par des défis structurels majeurs. Lesquels ?
« La mauvaise gestion, l’insuffisance de capacité, la dépendance financière excessive, la compétitivité limitée et des infrastructures inadéquates », a-t-il détaillé, déplorant la guerre de leadership qui fragilise ces entreprises. Il émet le vœu de voir une gestion irréprochable des entreprises du portefeuille de l’Etat.
Ces États généraux, qui se tiennent du 9 au 14 décembre, interviennent peu après ceux consacrés à la justice, soulignant la volonté du gouvernement de s’attaquer aux problèmes structurels. L’objectif est d’améliorer la gouvernance et la performance des entreprises publiques, piliers essentiels de l’économie congolaise.
« La situation actuelle des entreprises publiques reste préoccupante, bien que des progrès sporadiques aient été enregistrés. Une analyse sectorielle approfondie révèle des défis majeurs dans les principaux secteurs stratégiques. Dans l’ensemble, elle traverse une crise profonde qui se caractérise par des résultats négatifs récurrents, le vieillissement du personnel, l’endettement excessif, le faible niveau d’investissement stratégique et de taux de créances, la spoliation de leur patrimoine, la corruption et le détournement », a peint Jean-Lucien Bussa, ministre congolais du Portefeuille.
Ephraïm Kafuti

