Lancée sur fond de la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, l’initiative de la Cenco-ECC est rejetée par l’Union sacrée de la nation (USN), coalition au pouvoir.
Pour cette plateforme, cette démarche est individuelle. Un communiqué de l’USN rapporte que « les porteurs de cette initiative n’ont pas attendu la position finale de Félix Tshisekedi, qui les a reçus il y a une semaine ».
Bien avant, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, s’est aussi opposé à cette démarche, la qualifiant d’initiative « narquoise de certains acteurs religieux, dont les diverses prises de positions n’ont jamais caché leur antipathie à l’endroit des institutions de la République ».
D’après cette formation politique, l’idée de cette démarche tend à organiser des négociations politiques en dehors de processus de Luanda et de Nairobi.
Pourtant, la délégation de la Cenco-ECC a, il y a une semaine, été reçu par le président Tshisekedi lui présentant son projet de sortie de crise appelé « Pacte social pour la paix ». Après, ils ont échangé avec les opposants Martin Fayulu, Delly Sesanga. Les pères de l’église ont aussi annoncé une rencontre avec Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat devenu opposant. Objectif déclaré ? Mettre les acteurs politiques autour d’une table pour renforcer l’unité nationale.
Entre-temps, la situation sécuritaire reste volatile dans l’est de la RDC, où les combats se sont installés dans le Sud-Kivu après la prise de Goma par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Mais Kinshasa refuse de négocier avec le M23. Malgré un appel régional pour un cessez-le-feu, les hostilités ont repris.
Dimanche, le cardinal Fridolin Ambongo a lors de son homélie appelé à une solution politique, prônant le dialogue et dénonçant le double language de la communauté internationale.
La Rédaction

