Mercredi 30 avril, l’Union africaine (UA) a annoncé la levée des sanctions imposées au Gabon, pays d’Afrique centrale suspendu de l’organisation continentale, après le coup d’État militaire en août 2023.
Selon un communiqué publié sur X, anciennement Twitter, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA estime que la transition ayant renversé Ali Bongo était globalement réussie. En conséquence, il a décidé de lever immédiatement les sanctions imposées au Gabon.
En fait, le Gabon a été dirigé par la famille Bongo pendant plus de cinq décennies. Tout à commencé d’abord par Omar Bongo de 1967 à 2009. Puis, par son fils Ali, jusqu’à son renversement en 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema. En avril, le général putschiste, a été élu président à l’issue d’une période de transition, avec 94,85% des suffrages.
Depuis, la nouvelle Constitution confère au président des pouvoirs élargis. Le poste de Premier ministre a été supprimé. C’est au profit de la création d’un poste de vice-président.
Le Gabon, à l’instar d’autres pays ayant connu des coups d’État ces dernières années, notamment le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, avait été suspendu de l’UA. Cette suspension l’avait empêché de participer, à l’élection du nouveau président de la Commission de l’organisation en février dernier.
Ephraïm Kafuti

