Après l’annulation du sommet de Luanda, où le président Tshisekedi devait rencontrer son homologue rwandais, Paul Kagame, l’Alliance pour le changement (A.CH), parti de l’opposant Jean-Marc Kabund, parle « de l’humiliation » de la RDC.
Cette formation politique accuse Félix Tshisekedi « d’incompétence », qualifiant sa stratégie diplomatique « d’essai-erreur ». L’A.Ch déplore la défaillance des services de renseignement et de la diplomatie congolaise, mais aussi la signature d’un accord de cessez-le-feu. Il estime qu’il a permis au M23, soutenu par le Rwanda de se réorganiser, de recruter et de renforcer ses positions dans l’est de la RDC.
Et pourtant, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, salue le déplacement du président Tshisekedi à Luanda pour répondre à l’invitation du président Lourenço, médiateur dans la crise entre Kinshasa et Kigali. Il a réagi lors de la clôture de la session de septembre. « Le Président de la République vient de démontrer encore une fois son attachement à la restauration de la paix dans la région des Grands Lacs », a déclaré Vital Kamerhe.
Kinshasa a, aussitôt, réagi après l’annulation de ce sommet de Luanda. Il accuse Kigali de « saboter » ce processus, censé déboucher à une désescalade entre les deux pays. La veille du sommet, les négociateurs des deux côtés n’ont pas pu se mettre d’accord.
Le Rwanda exige un dialogue direct entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23. Kinshasa reste sur sa position de ne pas vouloir négocier avec cette rébellion qu’il qualifie de mouvement terroriste.
Ephraïm Kafuti

