En RDC, les funérailles des victimes des bombardements d’un camp de déplacés à Mugunga ont eu lieu au stade de l’Unité de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, ce mercredi 15 mai.
A Goma, c’est un jour de deuil. Au stade de l’Unité, la sécurité est renforcée. Des catafalques décorés en blanc au nombre des personnes tuées sont érigées. Des familles de victimes sont en pleurs, dans des images qui circulent sur les réseaux sociaux. Certains paraissent même inconsolables. La délégation du gouvernement est présente.
Sur place, des messages de dénonciation des massacres des déplacés sont inscrits dans des banderoles, pancartes et calicots brandis par des organisations de la société civile et des mouvements citoyens. Ils réclament justice face aux crimes perpétrés contre les déplacés. En fait, les autorités ont attribué les bombardements meurtriers contre ce camp aux rebelles du M23 et à l’armée rwandaise.
Après la cérémonie des hommages, les victimes doivent être conduits à Kibati, où un mémorial est construit, pour être inhumés. D’après Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, le Rwanda tue au Congo. La veille, la délégation du gouvernement est arrivée à Goma pour les funérailles.
« Ce que nous nous voulons, c’est de montrer que nous sommes tous unis derrière le président de la République et cet événement, nous voulons que ça nous rappelle la nécessité d’être unis face de l’agression, la nécessité d’être unis pour nous battre et protéger chaque centimètre de notre territoire national », a déclaré Patrick Muyaya.
Le vendredi 3 mai, un camp de déplacés à Mugunga, situé dans la périphérie de Goma, avait été ciblé par des bombes qui provenaient de la ligne de front entre l’armée et les rebelles du M23. Bilan ? Près de trente-cinq morts, dont des enfants et des femmes, et trente-sept blessés, selon les autorités. Ce qui a suscité une indignation internationale. Cette attaque a été condamnée par des organisations régionales et sous-régionales, mais aussi par Washington et Paris.
Les Etats-Unis ont accusé le Rwanda d’être à l’origine de ces bombardements meurtriers. Ce que Kigali a rejeté. Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais, avait, dans un post sur le réseau social X, qualifié ces accusations « de ridicules et d’absurdes ».
La Rédaction

