Au Gabon, Ali Bongo Ondimba, président déchu, est « libre de ses mouvements », a annoncé le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) mercredi 6 septembre dans un communiqué.
Fin de la résidence surveillée pour Ali Bongo, qui a appelé ses amis à faire du « bruit » après son éviction dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux.
« Compte tenu de son état de santé, l’ancien président de la République Ali Bongo Ondimba est libre de ses mouvements. Il peut, s’il le souhaite, se rendre à l’étranger afin d’y effectuer ses contrôles médicaux », a annoncé à l’antenne de la télévision d’Etat le colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, porte-parole de la junte.
Dans les dernières images, Ali Bongo est apparu souriant. En fait, c’était lors de son échange avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, médiateur désigné de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale pour la transition au Gabon.
Le 30 août. Ce jour-là, des militaires conduits par le général Brice Oligui Nguema ont déposé le président Ali Bongo, victime d’un AVC en octobre 2018 qui l’a laissé diminuer physique. Pourtant, quelques minutes avant cette annonce qui a mis fin à une ère, Ali Bongo était réélu pour un troisième mandat avec 64%.
Mais c’est un mandat qu’il ne va pas exercer. Lundi 4 septembre, c’est une autre personne qui a prêté serment. Il s’agit du commandant de la Garde républicaine. Le général Brice Oligui Nguema a promis d’organiser des élections crédibles et transparentes avant le retour à l’ordre constitutionnel. Mais la durée de la transition n’est pas encore connue.
La Rédaction

