A 55 ans, le général Brice Oligui Nguema, qui a renversé le président Ali Bongo, a prêté serment en tant que président de la transition ce lundi 4 septembre.
« Je jure devant Dieu et devant le peuple gabonais de préserver fidèlement le régime républicain », a déclaré le nouvel homme fort du Gabon. Une cérémonie d’investiture en présence des centaines de personnes, dont le Premier ministre, la vice-présidente d’Ali Bongo et des ténors de l’opposition de l’ancien régime.
Le général Brice Oligui Nguema promet de s’engager à organiser des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel. Quand ? Jusque-là, la période de la transition n’est pas encore précisée.
Le président de la transition entend d’abord décrisper le climat politique au Gabon. « J’instruis le futur gouvernement qui sera nommé à réfléchir sur les mécanismes visant à amnistier les prisonniers d’opinion et faciliter le retour de tous les exilés », a-t-il dit dans son discours d’investiture.
De la réélection à l’assignation en résidence surveillée, les choses sont allées vite pour le président Ali Bongo. Pourtant, dans les premières heures de la matinée, ses proches célébraient déjà sa réélection. C’est jusqu’à ce qu’un groupe de militaires, en treillis, apparaissent à la télévision publique et annoncent avoir mis fin au régime en place.
Mais ce putsch, le huitième sur le continent africain en l’espace de trois ans, a été condamné par l’Union africaine qui a suspendu le Gabon de ses instances. Ce qui étonne le général Brice Oligui Nguema. Pour lui, l’armée est intervenue pour éviter une effusion de sang suit à « un processus électoral manifestement chargé ».
La chute d’Ali Bongo tourne la page de l’histoire d’une famille qui aura régné, sans partage sur le Gabon, pendant 56 ans.
Trésor Mutombo

