Alors que les manifestations ne faiblissent pas la pression au Kenya, la police a interdit les manifestations à Nairobi jusqu’à nouvel ordre.
Dans un communiqué, la police justifie cette décision par le fait qu’elle a reçu « des informations crédibles selon lesquelles des groupes criminels organisés prévoient de tirer profit des manifestations en cours ».
Le Kenya se retrouve dans une impasse, alors que le climat politique est crispé. Depuis, le pays a été secoué par des rassemblements au départ pacifiques qui ont dégénéré en violences. Le 25 juin, une manifestation contre le projet du budget a été réprimée dans le sang après que les manifestants se sont introduits au siège du Parlement.
Entre-temps, le président William Ruto tente de décrisper le climat politique tendu, en retirant le projet de loi controversé et en limogeant presque tout son gouvernement.
Au moins 50 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations le 18 juin, selon la Commission nationale des droits de l’homme du Kenya (KNCHR), organe officiel, mais indépendant. Les groupes de défense des droits, dont Amnesty International, ont accusé la police de faire un usage disproportionné de la force contre les manifestants.
La Rédaction

