La Tunisie appelle l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie à reprendre les négociations sur le barrage du Nil. Mais aussi a trouvé un compromis sur le remplissage du barrage éthiopien dans les six prochains mois. C’est ce qu’ont rapporté les sources diplomatiques de Tunis mercredi 07 juillet. La Tunisie a soumis un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais aucune n’a été fixée pour le vote de ce projet de résolution.
Tunis exhorte Addis-Abeba à «s’abstenir de remplir unilatéralement le réservoir du barrage du Nil». «Le projet de texte appelle les trois États à s’abstenir de faire des déclarations ou de prendre des mesures susceptibles de compromettre le processus de négociation», a confié un diplomate tunisien à Reuters.
De son côté, l’Éthiopie prévient qu’elle «saborderait efficacement » ledit projet de résolution. «L’Éthiopie ne pense pas que la question relève de la compétence du Conseil de sécurité de l’ONU. L’Afrique surveille de près, car la préséance est énorme à supporter et perturbe l’unité africaine», a déclaré un diplomate éthiopien.
Le méga-barrage de la Renaissance éthiopienne attise des tensions entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan. Le gouvernement éthiopien affirme que le barrage est crucial pour son développement économique ainsi que sa fourniture de l’électricité. Mais l’Égypte le considère comme une menace pour ses approvisionnements en eau du Nil, dont elle est presque entièrement dépendante. Le Soudan s’est dit préoccupé par la sécurité du barrage et de l’impact sur ses propres barrages et stations d’eau.
Ali Maliki

