Au Cameroun, le président camerounais Paul Biya a obtenu l’approbation du Parlement, pour le report des élections législatives et locales à 2026.
Les députés du Rassemblement démocratique, camp présidentiel, ont voté en faveur du projet de loi visant à prolonger le mandant de député d’un an, soit jusqu’en mars 2026.
Selon les partis d’opposition, cette mesure pourrait rendre plus difficile leur capacité à se présenter à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Joshua Osih, député de l’opposition et président du parti Front social-démocrate (SDF), qualifie ce report « d’antidémocratique ».
Le code électoral stipule qu’un candidat à la présidence ne peut être désigné que par un parti politique représenté à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Conseil régional ou au Conseil municipal, ou sur recommandation d’au moins 300 dignitaires.
De nombreux membres de l’opposition craignent que cette prolongation n’affaiblisse la contestation de Biya. Et surtout que la tenue d’élections législatives et municipales l’année prochaine aurait pu leur donner un élan avant l’élection présidentielle prévue en octobre 2025.
Souvent jumelées, les élections législatives et municipales auront lieu après le scrutin présidentiel de 2025. François Wakata Bolvine, ministre délégué à la présidence chargé des relations avec les assemblées, déclare à la presse que ce report était nécessaire pour « alléger le calendrier électoral ». Pourtant, le Cameroun avait initialement prévu quatre scrutins, notamment des élections aux conseils régionaux, l’année prochaine.
Au Cameroun, Paul Biya, 91 ans, est l’un des présidents africains les plus anciens. Il a succédé au président Ahmadou Ahidjo en 1982. M. Biya a remporté une série d’élections, la dernière en date de 2018, que ses adversaires ont qualifiée de frauduleuse.
Josaphat Mayi

