En Centrafrique, l’opposant Crépin Mboli-Goumba a déjà passé deux jours en garde à vue sur fond d’une procédure pour diffamation et outrage à magistrats présumés.
Selon une source, l’opposant va être présenté devant les juges ce mardi. Le Bloc républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), principale coalition d’opposition, a, dans un communiqué, dénonce « une arrestation arbitraire ».
Dimanche, l’opposant et son épouse avaient été arrêtés de Bangui, alors qu’ils s’apprêtent à prendre un avion à destination du Cameroun, selon un communiqué de Benoît Narcisse Foukpio, procureur de la République de Bangui.
Roland Sylvestre Dawa, porte-parole du BRDC, confie que l’épouse de M. Mboli-Goumba a été remise en liberté. Pas son mari, accusé par quatre magistrats pour ses propos tenus lors d’une conférence de presse le 20 février contre certains magistrats, en les accusant de complaisance à l’égard de prévenus, voire d’être corrompus.
Les ONG internationales accusent le pouvoir réprimer l’opposition, en interdisant ses meetings et manifestations en Centrafrique. Dans un rapport publié en avril 2023, Human Rights Watch (HRW) avait invoqué des préoccupations sur « des risques en termes de violations des droits humains, mais aussi de réduction de l’espace démocratique et de la liberté d’expression », appelant le président Touadéra de garantir « l’indépendance de la justice ».
Depuis décembre dernier, Dominque Yandocka, député d’opposition, est en détention, malgré son immunité parlementaire. Il est inculpé pour « tentative de coup d’Etat ». Une accusation que l’intéressé a toujours niée.
La Rédaction

