Le Parti congolais du travail (PCT), du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis près de 40 ans au Congo, a remporté les élections sénatoriales, selon les résultats officiels publiés mercredi 24 août.
Cette formation politique a raflé 52 sièges sur les 72. La majorité, notamment à Brazzaville et dans tous les départements du centre et du nord-Congo. Le parti au pouvoir a aussi grappillé des postes dans le sud et totalise avec ses alliés 61 sièges sur 72, selon Raymond Zéphirin Mboulou, ministre congolais de l’Intérieur, qui a lu les résultats à la télévision publique.
« Pour nous, ce résultat est la conséquence d’un travail fait sur une base scientifique. Ce n’est pas une hégémonie », a déclaré à l’AFP, Parfait Iloki, porte-parole du PCT.
Organisé dimanche 20 août dernier, ce scrutin visait à renouveler les 72 sièges de la chambre haute du parlement de la République du Congo.
Mais dans la société civile, on qualifie ces élections d’illusion démocratique. « Tant qu’on ne parviendra pas à réformer véritablement l’organisation des élections au Congo, le parti au pouvoir continuera à empêcher l’émergence des vrais contre-pouvoirs », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement (CAD).
Déjà majoritaire à l’assemblée nationale, avec 111 députés sur 151. Avec cette nouvelle écrasante victoire, Le PCT, conforte sa position de tête d’affiche dans la politique congolaise.
Dinho Kazadi

