Alors que les consultations initiées par le président Tshisekedi pour un gouvernement d’union nationale doivent prendre fin ce mardi, l’opposition continue de les boycotter.
Visiblement, sa position n’a pas évolué. Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund et Joseph Kabila… Les figures voyantes de l’opposition sont restées dans leur mutisme, boycottant les consultations menées par Eberande Kolongele, Conseiller spécial en matière de sécurité du président Tshisekedi.
Pour l’opposition, il faut un dialogue sous l’égide du tandem Cenco-ECC à la manœuvre pour le « Pacte social pour la paix ». En fait, les chefs religieux ont rencontré les différents acteurs politiques congolais, mais aussi des chefs d’Etat de la région de Grands Lacs.
Pourtant, le monsieur sécurité du chef de l’Etat congolais a échangé avec les forces politiques de l’Union sacrée, coalition au pouvoir, mais aussi des organisations de la société civile. Selon Eberande Kolongele, les discussions s’articulent sur de principes jugés fondamentaux par les autorités : la suprématie de la constitution, l’unité nationale, l’intangibilité des frontières, la souveraineté, le respect des institutions établies et la gouvernance inclusive.
La non-participation de l’opposition aux consultations ne risque-t-elle pas de constituer un blocage pour le gouvernement d’union nationale ? Pour l’heure, la main tendue du président Tshisekedi est rejetée par les opposants.
Entre-temps, la situation sécuritaire est toujours aussi tendue dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23-AFC ont gagné du terrain et occupent les deux principales villes du Kivu. Toutefois, les discussions directes entre ce mouvement et le gouvernement congolais s’est ouvert à Doha, au Qatar la semaine dernière.
La Rédaction

