Au Niger, le Nigérian Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao, affirme être en négociation avec la junte au pouvoir pour le rétablir l’ordre constitutionnel après l’éviction du président Mohamed Bazoum.
« Je cherche à contribuer au rétablissement d’une gouvernance démocratique d’une manière qui répond aux défis politiques et économiques auxquels ce pays est confronté, y compris les extrémistes violents qui cherchent à fomenter l’instabilité au Niger, notre région », a déclaré le président nigérian.
Dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, M. Tinubu a critiqué les coups d’État militaires en Afrique de l’ouest. Cette région a été théâtre de cinq putschs en l’espace de trois ans.
« La vague qui traverse certaines parties de l’Afrique ne démontre pas une faveur envers les coups d’État. C’est une exigence de solutions à des problèmes éternels », a dit le président Bola Tinubu.
Depuis le putsch du 26 juillet, la junte et la Cédéao livrent un bras de fer. L’organisation sous-régionale a menacé d’activer une force en attente pour une éventuelle intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, si les efforts diplomatiques échouent.
La junte nigérienne a ordonné le mois dernier à ses forces armées de se mettre en état d’alerte maximale, invoquant une menace accrue d’attaque.
Josaphat Mayi

