Au lendemain de sa suspension par les autorités de la transition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti de Cellou Dalein Diallo, a dénoncé une décision « illégale » dimanche 24 août.
Cette formation politique se réserve « le droit de saisir la Cour suprême pour demander l’annulation de cette décision ». En fait, les relations entre l’UFDG et la junte sont tendues.
En juillet dernier, le ministère de l’Administration territoriale avait informé le parti de Cellou Dalein Diallo qu’il devait « surseoir » à son congrès du 6 juillet en raison de risques de troubles. Contestant la décision du ministère, l’UFDG avait saisi la Cour suprême. Cette dernière devra trancher ce jeudi.
Près de quatre ans après la chute du président Alpha Condé, la Guinée se dirige vers le référendum constitutionnel, prévu le 21 septembre. Toutefois, le climat politique est crispé. Samedi, le ministère de l’Administration du territoire a suspendu trois principaux partis du pays, dont ceux de l’ancien président. Pour les autorités, ces formations n’ont pas satisfait à leurs obligations.
Une décision qui fait bondir l’opposition. Cette dernière dénonce la tenue du référendum convoqué par le général Mamadou Doumbouya, arrivé au pouvoir en septembre 2021 à la faveur d’un putsch. Pourtant, le chef de la junte a, fin juin, reçu un projet de Constitution. Ce texte doit ouvrir la voie à un retour à l’ordre constitutionnel promis par les militaires.
La Rédaction

