Ce lundi 24 février, l’Union européenne a annoncé suspendre ses consultations avec le gouvernement rwandais en matière de défense sur fond de crise sécuritaire dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, contrôlent les principales villes (Goma et Bukavu).
Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, affirme qu’il s’agit de la « décision politique » d’appliquer des sanctions en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. D’après elle, l’UE va réexaminer le mémorandum d’entente sur les matières premières stratégiques, en raison de ce conflit.
« La situation est très grave et nous sommes au bord d’un conflit régional. L’intégrité territoriale n’est pas négociable, que ce soit en RDC ou ailleurs », a déclaré Kaja Kalla, appelant au retrait de troupes rwandaises du territoire congolais.
Visiblement, l’étau se resserre autour de Kigali. Cette annonce intervient après une résolution qui a condamné le soutien du Rwanda à la rébellion du M23. Ce qui est une première dans l’histoire.
Le 13 février dernier, les députés européens avaient appelé à la suspension de l’accord entre l’UE et le Rwanda sur les chaînes de valeur de matières premières durables aussi longtemps que Kigali va continuer à soutenir le M23, qui contrôle les villes de Goma et de Bukavu.
La Rédaction

