En campagne électorale à Bukavu, dans l’est de la RDC, le président Tshisekedi, candidat à sa propre succession, a dénoncé les velléités expansionnistes de son homologue rwandais, Paul Kagame, accusé de soutenir les rebelles du M23.
A la place de l’Indépendance, Félix Tshisekedi accuse le président Paul Kagame de déstabiliser cette région, en proie à l’instabilité depuis près de 30 ans. Le président congolais dénonce aussi le silence de la communauté internationale.
« Je vais m’adresser au président Rwandais Paul Kagame pour lui dire ceci : puisqu’il a voulu se comporter comme Adolphe Hitler en ayant des visées expansionnistes, je lui promets de finir comme Adolphe Hitler », a lâché le président congolais.
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont passées du tiède au volcanique depuis la résurgence du M23. Depuis, Kinshasa accuse Kigali de l’agresser à cette rébellion. Des accusations que les autorités rwandaises ont toujours balayées d’un revers de la main.
« Pendant que nous nous attelions à la reconstruction de notre pays, d’autres se sont concertés pour nous trahir en secret. C’est le cas du Rwanda dirigé par M. Paul Kagame. Malheureusement pour lui, ses attentes ne se sont pas réalisées comme il l’avait prévu. Il avait l’habitude d’exploiter nos ressources, de piller notre nation et de porter atteinte à notre peuple. Cependant, cette fois-ci, il a été confronté à un citoyen déterminé à faire cesser cela et résolu à protéger notre pays », a déclaré Félix Tshiskedi devant une foule immense.
Entre-temps, Washington tente d’obtenir une désescalade entre les deux pays voisins, dont les relations ne ressemblent pas à un long fleuve tranquille. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre.
De lourdes armes légères résonnent. Des combats se poursuivent entre l’armée congolaise et les rebelles du M23. Les territoires de Masisi et de Rusthuru ont été exclus des élections prévues ce 20 décembre, en raison de la situation sécuritaire dans cette région.
La Rédaction

