Dimanche 24 mars, Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, a, lors d’une réunion de dirigeants d’entreprises, dévoilé des plans visant à permettre aux ressortissants étrangers d’acheter des biens immobiliers et à ouvrir le commerce de détail aux entreprises internationales.
« Nous adopterons une loi permettant aux étrangers de posséder des biens immobiliers », a-t-il déclaré à la presse au terme de cette réunion. Selon lui, le gouvernement souhaite assouplir les restrictions dans le secteur de la vente au détail. C’est pour l’ouvrir aux acteurs internationaux et pas seulement aux Ethiopiens.
L’Ethiopie a une dette extérieure d’environ 28 milliards Usd et est aussi aux prises avec une inflation vertigineuse et une pénurie de réserves de devises étrangères. Arrivée au pouvoir en 2018, Abiy Ahmed a annoncé un ambitieux programme de réformes, visant à libéraliser l’économie étroitement contrôlée de l’Éthiopie.
Cette annonce intervient pourtant que le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avec environ 120 millions d’habitants, cherche à consolider ses finances. Le gouvernement indique également que son intention d’autoriser les investissements étrangers dans le secteur bancaire.
Ces dernières années, l’état de l’économie s’est fortement détérioré et la volonté de poursuivre les réformes est largement au point mort.
Le gouvernement a ouvert le secteur des télécommunications, en accordant une licence au géant kenyan des télécommunications Safaricom. Il a prononcé son intention de vendre une participation dans la société publique Ethio Telecom.
Josaphat Mayi

