Soupçonné de complot visant à créer le chaos en Ethiopie, Antoine Galindo, journaliste à Africa Intelligence, a été arrêté, a annoncé le journal français ce lundi 26 février.
Il a été présenté devant un juge le 24 février dernier en compagnie de son avocat. L’intéressé a rejeté ces accusations et clame son innocence. Mais, le juge a prolongé, samedi dernier, sa détention jusqu’au 1er mars. Pour AI, c’est une arrestation injustifiée. Le journal demande sa « libération immédiate ».
En Ethiopie, les militants des droits de l’homme ont critiqué à plusieurs reprises les restrictions imposées à la liberté de la presse. Ces critiques sont souvent en réponse à la couverture critique des conflits et des crises sécuritaires.
Selon le Comité pour la protection des journalistes, basé à New York, au moins huit journalistes éthiopiens ont été arrêtés depuis août. Des journalistes étrangers ont été expulsés d’Éthiopie ou se sont vu refuser l’accréditation pour travailler ces dernières années. Les derniers à avoir été arrêtés étaient deux journalistes suédois en 2011.
Ils ont été condamnés à 11 ans de prison pour avoir aidé et encouragé un groupe rebelle. Ces derniers sont entrés illégalement dans ce pays avant d’être graciés et libérés l’année suivante.
Mais en 2018, le Premier ministre Abiy Ahmed a libéré des dizaines de journalistes emprisonnés dès son arrivé au pouvoir, dans le cadre d’une série de réformes politiques.
Josaphat Mayi

