Au Gabon, le général Brice Oligui Nguema a été nommé président de la transition par les militaires, qui ont renversé le président Ali Bongo. Mais les putschistes n’ont fourni aucune précision sur la durée de la transition.
Fin de l’incertitude. « Le général Oligui Nguema Brice a été désigné à l’unanimité président du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions, président de la transition », a déclaré un officier en présence de dizaines d’officiers supérieurs et généraux. Ils représentent tous les corps de l’armée gabonaise, selon le communiqué.
Dans la foulée, les nouvelles autorités gabonaises ont levé l’interdiction temporaire de diffusion contre les médias francophones (France 24, RFI et TV5 Monde). Le régime d’Ali Bongo avait accusé ces médias de manquer « d’objectivité et d’équilibre ». En fait, la diffusion de ces médias avait été suspendue à l’approche des élections.
Les putschistes maintiennent le couvre-feu, instauré il y a quatre jours par le pouvoir du président Ali Bongo. Ils justifient cette décision par le souci de « préserver le calme », selon le communiqué lu à la télévision nationale.
Ce mercredi, le président Ali Bongo, au pouvoir depuis 14 ans, a été renversé. Quelques minutes après l’annonce de sa réélection pour un troisième mandat. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, le chef de l’Etat déposé appelle « les amis à faire du bruit ». Un de ses fils a été arrêté. Il est accusé de « haute trahison ». Des sources font aussi état d’arrestation de proches d’Ali Bongo. Le président, lui, est en « résidence surveillée ».
L’Union africaine a condamné le coup d’Etat au Gabon. Elle appelle l’armée nationale et les forces de sécurité à « s’en tenir strictement à leur vocation républicaine, à garantir l’intégrité physique du président de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba, des membres de sa famille, ainsi que de ceux de son gouvernement ».
La Rédaction

