Plus de 2 millions de Libériens se rendent aux urnes ce mardi 10 octobre pour élire le président. George Weah, l’ancien joueur de football et chef de l’État sortant, fait face à 19 autres candidats, dont Joseph Boakai, son principal opposant.
Cette élection est la première organisée sans la présence de la mission des Nations unies au Liberia, créée en 2003 pour garantir la paix après les guerres civiles qui ont fait plus de 250 000 morts entre 1989 et 2003 et dont le souvenir est vivace.
Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures pour refermer à 18 h GMT. La Commission nationale électorale (NEC) commencera à rendre publics les résultats à partir du lendemain, au fur et à mesure du décompte, et va communiquer les résultats définitifs dans les quinze jours.
Le président sortant Georges Weah, qui a battu sa campagne autour du slogan un tour pour la victoire, s’estime être le mieux placé pour développer le Liberia. Son entourage assure que sa réélection lui permettra d’achever les chantiers entamés. Les premiers résultats sont donc attendus dans 15 jours.
Entre-temps, ses détracteurs dénoncent son bilan entaché par la corruption de ses proches et de l’aggravation de la pauvreté. Plusieurs lui reprochent encore son séjour passé au Qatar lors de la Coupe du monde de Football pour soutenir son fils américain.
Pour gagner les élections au Liberia, un candidat doit obtenir au moins 50 % plus un des suffrages exprimés. Si aucun parti n’atteint ce seuil, les deux partis ayant obtenu le plus grand nombre de voix au premier tour procéderont à un second tour à la majorité simple.
George Weah, élu une première fois en 2017, jouit d’une grande popularité auprès de la jeunesse et conserve son aura d’ancienne star du football. Dimanche, il a rassemblé une immense foule à Monrovia, plus que tous ses autres concurrents.
Dans son discours, il a défendu son bilan économique, la construction d’écoles, d’hôpitaux, l’accès à l’électricité pour le plus grand nombre. Il a promis de faire construire de nouvelles routes, de créer des emplois et de poursuivre la guerre contre la corruption.
Mervedie Mikanu

