Alors qu’il séjourne à Juba au Soudan du Sud, voisin, le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée, va évoquer la crise au Soudan, où l’armée et les Forces soutien rapide (FSR) s’affrontent, avec le président Salva Kiir.
D’après Martin Elia Lomuro, ministre sud-soudanaise des Affaires gouvernementales, le président Kiir est la seule personne qui possède une certaine intimité et une connaissance du Soudan et qui peut trouver une solution à la crise soudanaise.
« Nous pensons que le Soudan du Sud est le meilleur pays pour faire une médiation sur le conflit au Soudan, car nous avons été un seul pays pendant si longtemps et nous nous connaissons, nous connaissons les problèmes et nous connaissons nos besoins », souligne Ali al-Sadiq, ministre soudanais des Affaires étrangères, cité par le communiqué.
Il s’agit du deuxième déplacement du général al-Burhane à l’étranger depuis le début du conflit sanglant et meurtrier au Soudan. La guerre a éclaté le 15 avril dernier. Bilan ? Au moins 5.000 morts et plus de 4,6 millions de déplacés et réfugiés, selon les Nations unies.
Ces voyages du chef de l’armée à l’étranger interviennent, alors que des rumeurs de négociations entre les deux généraux à l’étranger se multiplient.
Raymond Nsimba

