Dimanche 19 juin, la Tunisie a condamné le pillage de la résidence de son ambassadeur à Khartoum, capitale soudanaise, par des groupes armés qui s’y sont introduits par effraction.
Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères « condamne fermement la prise d’assaut par des groupes armés de la résidence de l’ambassadeur de Tunisie à Khartoum et le pillage de ses biens, en violation grave de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques ».
Tunis demande aux autorités soudanaises de retrouver et poursuivre les auteurs de cet acte en justice. « Car, il s’agit d’une violation flagrante du caractère sacré des sièges des missions diplomatiques », rappelle le communiqué. Le ministère appelle également à la retenue, à l’arrêt immédiat des combats et à donner la priorité à l’intérêt suprême du peuple soudanais.
Malgré les efforts déployés à l’international pour mettre fin aux hostilités et ramener la paix au Soudan. L’armée et les forces paramilitaires continuent à s’affronter régulièrement depuis plus d’un mois maintenant. Dimanche une nouvelle trêve de 72 heures est entrée en vigueur. C’était la veille d’une conférence pour coordonner l’aide humanitaire, dont a besoin environ la moitié de la population soudanaise.
Plusieurs pays encouragent les efforts régionaux et internationaux visant à la mise en place d’un cessez-le-feu et à une reprise du dialogue pour sortir de cette crise.
Dinho Kazadi

