Le Sénat a décidé de façon « catégorique » de ne pas intervenir militairement au Niger, a déclaré Godswill Akpabio, président du Sénat du Nigeria, après l’examen de la demande président Bola Tinubu de déployer l’armée nigériane au Niger.
Pour le Sénat, une intervention militaire ne serait pas le meilleur moyen de restaurer la démocratie. Les sénateurs nigérians souhaitent plutôt que le président Tinubu intensifie les mesures diplomatiques et économiques pour faire pression sur la junte afin qu’elle se retire. Les actions militaires ont été exclues en tant que plan d’action viable.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé sur la situation dimanche. D’après lui, les menaces d’intervention militaire au Niger sont une menace directe pour l’Algérie. « Nous la rejetons totalement et catégoriquement », a-t-il déclaré.
En fait, le président nigérian avait adressé au Sénat un document suivant la résolution de la Cédéao pour entreprendre « le renforcement militaire et le déploiement de personnel en vue d’une intervention militaire pour déloger la junte militaire au Niger si elle maintient sa position de confisquer le pouvoir ».
Ce document note aussi la fermeture de toutes les frontières terrestres avec la République du Niger, la coupure de l’approvisionnement en électricité et la mobilisation d’un soutien international pour la mise en œuvre des décisions issues du dernier sommet de la Cédéao et aussi empêcher les vols commerciaux et spéciaux à destination et en provenance du Niger.
L’ultimatum Cédéao a expiré dimanche 6 août, alors que la junte n’a pas rendu le pouvoir au président Mohamed Bazoum, toujours détenu dans sa résidence, comme résolu lors de son dernier sommet extraordinaire à Abuja.
Joe Kashama

