La situation est confuse en Guinée-Bissau où des tirs ont été signalés autour du palais du gouvernement. Pourtant, le président Umaro Sissaco Embalo présidait le Conseil des ministres l’avant-midi du mardi 1er février. Les sources rapportent que des militaires sont déployés en centre-ville, près des institutions. La réunion a été interrompue. Mais jusque-là, aucun bilan n’a été avancé.
Selon les médias locaux, les écoles sont fermées et les enfants sont rentrés chez eux. Mais aussi il y a beaucoup de mouvements militaires. Des cordons armés ont été déployés autour de certains bâtiments officiels, renseignent les mêmes sources, qui soulignent tout même que les intentions des assaillants ne sont pas encore connues. La Cédéao a, dans un communiqué, condamné une tentative de putsch.
Pour le moment, l’on ne peut confirmer s’il s’agit que d’une attaque contre le palais du gouvernement à Bissau. Élu en 2019, le président Embaló semble être proche de Bissau-guinéens. Cette situation, qui parait comme une tentative de putsch, intervient après un nouveau coup d’État militaire dans la sous-région où les militaires conduits par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba ont renversé le président Christian Kaboré au Burkina Faso.
Asaph Mawonda

