Lundi 10 octobre, le Kenya et la Tanzanie se sont engagés à éliminer toutes les barrières non tarifaires (Bnt) existantes dans un délai de deux mois afin de faciliter le commerce transfrontalier.
William Ruto, président kényan et son homologue tanzanienne Samia Suluhu ont déclaré qu’il est temps de développer ensemble les économies des deux pays.
« Nous avons constaté une évolution significative après avoir traité certaines des BNT. Les deux pays ont demandé à leurs ministres respectifs responsables du commerce et de l’investissement de veiller à ce que nous nous débarrassions des 14 Ont restants », a dit Samia Suluhu.
En un an, les exportations du Kenya vers la Tanzanie sont passées de près de 256 millions Usd) à plus de 372 millions Usd, tandis que les exportations de la Tanzanie vers le Kenya sont passées de 223 millions Usd) à près de 413 millions Usd).
« Vous avez jeté de bonnes bases après votre entrée en fonction et travaillé avec mon prédécesseur. J’ai l’intention de construire sur cette base avec vous afin que nous puissions faire passer nos pays au niveau supérieur. Je suis venu ici pour le souligner. Accroître le commerce, c’est là où nous voulons aller, nous voulons plus que doubler les échanges entre les deux pays, et c’est faisable », a déclaré le président Ruto. Il est convaincu que les relations entre les deux pays vont se développer à pas de géant.
Les deux dirigeants ont également discuté du projet de gazoduc de 1 milliard Usd de Mtwara à Dar es Salaam, Mombasa et ensuite jusqu’à Nairobi.
William Ruto souligne que la mise en œuvre du projet figure parmi ses principales priorités.
« Nous allons veiller à ce que tout ce que le gouvernement du Kenya doit faire soit fait de manière opportune, efficace et efficiente afin que nous puissions accéder dans les plus brefs délais aux ressources gazières disponibles pour faire avancer le programme d’industrialisation », a-t-il fait savoir.
La Tanzanie et le Kenya ont également convenu de coopérer pour mettre fin à la criminalité transnationale, notamment le braconnage, la traite des êtres humains et le trafic de drogue.
Selon le président Hassan, ces crimes ont eu un impact négatif sur la compétitivité de la région et ont terni l’image des deux pays.
« Nous avons convenu de renforcer la coopération qui existe entre nos agences de sécurité afin que nous puissions partager des informations, des stratégies et être en mesure de faire face à ces défis pour sécuriser nos pays et notre région », a-t-elle expliqué.
Ali Maliki

