Dimanche 21 avril, la mission des Nations unies en Libye (MANUL) a demandé les autorités de ce pays d’Afrique à enquêter sur la mort d’un militant détenu depuis l’année dernière.
La mission onusienne s’est dite « profondément attristée ». Elle appelle les autorités à mener une enquête transparente et indépendante sur sa mort.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’Agence de sécurité intérieure de Benghazi indique que Siraj Dughman est mort après être tombé sur la tête. C’était lorsqu’il a escaladé les canalisations d’égouts pour tenter de s’échapper par la fenêtre d’une salle de bain vendredi matin.
Selon la même source, il a été détenu dans l’attente d’une affaire renvoyée par le ministère public concernant des réunions, qui comprenaient des discussions sur le renversement des organes politiques et de l’armée.
Siraj Dughman est décédé alors qu’il était en détention au camp militaire de Rajma, dans la ville de Rajma, à environ 27 km à l’est de Benghazi. Il avait été détenu en détention légale conformément aux normes des droits de l’homme.
La MANUL renseigne que M. Dughman et quatre autres détenus ont été tous arbitrairement arrêtés et détenus en 2023. Elle appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes arbitrairement détenues, y compris celles détenues avec ce dernier, mort.
Depuis 2011, la Libye connaît peu de paix ou de stabilité. Ce pays s’est divisé en 2014 entre les factions orientales à Benghazi, la deuxième plus grande ville, et les factions occidentales à Tripoli, avec des administrations rivales gouvernant dans chaque région.
Josaphat Mayi

