Au Niger, la Cour Constitutionnelle a confirmé la victoire de Mohamed Bazoum comme président avec 55% des suffrages dans un arrêt dimanche 21 mars. Mahamane Ousmane, candidat de l’opposition n’a fait aucune déclaration alors qu’il avait introduit un recours. L’opposant conteste revendique une victoire avec 50,3%.
C’est donc la première alternance pacifique qui se dessine au Niger. Mohamed Bazoum devient le dixième président de l’histoire du Niger. Il succède à Mohamadou Issoufou arrivé au terme de ses deux mandats. « La Cour valide et proclame les résultats définitifs du deuxième tour des élections présidentielles du 21 février 2021. Mohamed Bazoum 2.490.049 voix soit 55,66%. Mahamane Ousmane 1.983.072 soit 44,34% », rapporte l’arrêt lu par Bouba Mahamane, président de la Cour Constitutionnelle.
La cérémonie d’investiture et de passation de pouvoir est prévue pour le 02 avril prochain. 59 ans après l’accession du pays à l’indépendance, cinq des dix présidents nigériens sont des militaires, arrivés au pouvoir par coups d’État entre 1974 et 2010. La passation pacifique du pouvoir entre le président sortant et l’entrant marque un tournant décisif pour ce pays.
Samedi 20 mars, une manifestation de l’opposition pour contester les résultats de la présidentielle a été reportée. Aucune nouvelle date n’a été annoncée. Cette manifestation était interdite par les autorités nigériennes pour risque «de trouble à l’ordre publique». Un dispositif sécuritaire a été déployé à Niamey, la capitale.
Trésor Mutombo

