Alors que la junte nigérienne a dépêché Yaou Sangaré Bakary à l’Assemblée générale des Nations-Unies, l’ONU a refusé de lui donner la parole à la demande du régime évincé. Que s’est-il passé à New-York ?
Au siège des Nations-Unies, l’assemblée générale poursuit son cours. Ce jeudi 21 septembre, le représentant du Niger devait s’exprimer à la tribune. Mais il s’est vu refuser la parole. Pourquoi ?
L’ONU a décidé de ne pas donner la parole à Yaou Sangaré Bakary, mandaté par la junte pour représenter le Niger, après que des protestations ont été formulées par Hassoumi Massaoudou, ministre des Affaires étrangères du régime renversé de Mohamed Bazoum, considéré comme le seul pouvoir légitime au Niger.
Yaou Sangaré Bakary, nommé par le président renversé Mohamed Bazoum, avait été placé à la tête de la diplomatie du Niger par la junte au pouvoir tout juste après sa prise de pouvoir. Et c’est en cette qualité qu’il avait été mandaté pour prendre la parole au nom du Niger à l’assemblée générale de l’ONU de 2023.
L’organisation onusienne ne reconnaît pas les militaires au pouvoir. Tout comme Yaou Sangaré Bakary, son ambassadeur, au regard de la configuration actuelle de la situation. Elle vérifie même comment le ministre représentant la junte a pu entrer dans l’enceinte du bâtiment, alors que son badge d’ambassadeur était censé être désactivé.
Plusieurs observateurs se demandent si quelqu’un prendra la parole au nom du Niger à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU comme de coutume. Si oui, qui est mandaté par qui ?
Dinho Kazadi

