Ce mercredi 25 juin, le parti de l’opposant Bobi Wine a annoncé l’intention de son leader de candidater lors de la présidentielle de 2026.
« Le président de notre parti Robert Kyagulanyi (le vrai nom de Bobi Wine, NDLR) a soumis aujourd’hui une expression d’intérêt pour concourir (au poste de) président de l’Ouganda », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la Plateforme d’unité nationale (NUP), Lewis Rubongoya.
M. Rubongoya a ajouté que M. Wine avait soumis les documents nécessaires au parti, qui vont maintenant être examinés. « Nous devons nous rassembler derrière lui, cette fois-ci pour que le changement advienne en Ouganda », a-t-appelé.
Ancien chanteur âgé de 43 ans, Bobi Wine est devenu le principal visage de l’opposition au régime de Yoweri Museveni, qui dirige l’Ouganda d’une main de fer depuis 1986. Il a été arrêté ou assigné à résidence à de multiples reprises ces dernières années, et le fils et héritier de Yoweri Museveni et chef de l’armée Muhoozi Kainerugaba l’a plusieurs fois publiquement menacé.
Son annonce intervient après président Yoweri Museveni a annoncé son intention de se représenter. Mais les Nations unies et plusieurs organisations de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude concernant la répression de l’opposition à l’approche de l’élection présidentielle.
Début mai, M. Kainerugaba avait affirmé avoir capturé le chef de la sécurité de M. Wine, Eddie Mutwe. Il avait déclaré qu’il le détenait « dans (son) sous-sol » et qu’il l’utilisait « comme punching-ball ». « Tu es le prochain », a-t-il ajouté à l’adresse de l’opposant emblématique, qui avait ensuite dénoncé les « tortures » exercées contre M. Mutwe, finalement libéré.
Un autre opposant de premier plan, Kizza Besigye, ancien médecin personnel de Museveni, a été enlevé au Kenya en novembre dernier, et traduit devant une cour martiale pour trahison, fait passible de la peine capitale. Son dossier a été transféré à un tribunal civil en février.
Cependant, M. Museveni a récemment promulgué une loi permettant aux civils d’être jugés par des tribunaux militaires, dont les critiques craignent qu’elle ne soit utilisée contre l’opposition.
AFP/Sahutiafrica

