Deux dirigeants la Plateforme d’unité nationale (NUP), parti du leader de l’opposition en Ouganda, Bobi Wine, ont été arrêtés lundi 09 octobre au cours d’une descente musclée des forces de l’ordre à leur siège.
Ces arrestations sont survenues alors que les membres de la plateforme étaient dans une réunion commémorative de l’indépendance de l’Ouganda.
« Des soldats et des policiers lourdement armés ont encerclé le siège du NUP dans la capitale Kampala, et les routes ont été bloquées pour empêcher les véhicules d’entrer dans la zone », a affirmé le parti sur le réseau social X, ex-Twitter.
Selon le NUP, « le secrétaire général du parti, David Lewis Rubongoya ainsi que son porte-parole, Joel Ssenyonyi, qui tentaient de s’adresser à des journalistes, ont été emmenés au moins par une quinzaine de soldats dans une mini-fourgonnette banalisée ».
Le leader du NUP, Bobi Wine, a confirmé les faits. « L’armée et la police ont une fois de plus perquisitionné et bouclé le siège du NUP, à Kamwokya, afin de nous empêcher de prier pour nos camarades morts, détenus et disparus », a-t-il écrit sur X, ajoutant que deux pasteurs avaient également été arrêtés.
Mais, les autorités n’ont pour l’heure pas répondu aux affirmations du NUP. Jeudi dernier, Bobi Wine avait accusé la police de l’avoir arrêté à l’aéroport lors de son retour dans son pays, après un voyage à l’étranger. Des accusations rejetées par la police.
À l’international, la situation inquiète. Le Bureau des Affaires africaines du Département d’Etat américain s’est dit préoccupé par le rétrécissement de l’espace démocratique en Ouganda. En référence aux incidents survenus ces derniers jours.
Dinho Kazadi

