Au Mozambique, la Cour suprême a confirmé la victoire de Daniel Chapo, candidat de Frelimo, parti au pouvoir depuis 1975, à la présidentielle d’octobre, dont les résultats sont contestés par l’opposition.
Cette juridiction estime, dans son compte final, que Daniel Chapo avait obtenu environ 65 % des voix, soit moins que le chiffre de plus de 70 % avancé par la commission électorale fin octobre. Il accorde également au Frelimo moins de sièges au parlement que la commission.
Selon la presse locale, à l’extérieur du centre de conférence de la capitale Maputo, où un haut juge du Conseil constitutionnel a annoncé que Daniel Chapo du Frelimo est président élu et que le parti a conservé sa majorité au Parlement, les rues sont désertes. Une forte présence policière s’est observé dans cette zone.
Des images diffusées par la chaîne de télévision locale Sucesso Moz ont montré que des manifestants dans les rues de la ville de Nacala-Porto. Cette activité s’est tenue une heure après l’annonce, et dans d’autres quartiers de la capitale.
Depuis qu’il a autorisé la tenue des élections en 1994, le Frelimo a été accusé à plusieurs reprises par ses opposants et les observateurs électoraux d’avoir truqué les votes. Ces accusations ont été niées à plusieurs reprises par le parti au pouvoir.
En fait, les élections présidentielles d’octobre ont déclenché des manifestations massives de groupes d’opposition qui estiment que le scrutin a été truqué.
Selon l’organisation de surveillance de la société civile Plataforma Decide, au moins 130 personnes ont été tuées dans des affrontements avec la police. Cette décision risque de déclencher de nouvelles manifestations au Mozambique.
Josaphat Mayi

