Alors que l’affaire Bukanga Lonzo a ressurgi, Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre devenu député national de l’opposition, dénonce un procès « politique ».
A peine rouvert, ce procès a été repoussé au 14 avril. Augustin Matata est parmi les principaux accusés. Tout comme Déogracias Mutombo, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), et Kristo Grobler, responsable sud-africain d’Africom. Ils sont inculpés pour détournement de fonds destinés au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
Depuis que cette affaire a éclaté, M. Matata clame son innocence. L’opposant se dit être victime d’un chantage politique. « Ce dossier plutôt politique que judiciaire réapparaît comme un sphinx chaque fois que le pouvoir politique initie une action en sa faveur pour ratisser large », a déclaré l’ancien Premier ministre dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux.
D’après lui, le dossier Bukanga Lonzo est ni en raison de son refus d’intégrer l’Union sacrée, coalition au pouvoir. Il affirme qu’il s’agit « d’un dossier politique et de la honte de la justice congolaise ».
« Le dossier Bukanga Lonzo a été réactivé pour m’empêcher de créer mon parti politique : LGD. Il est réapparu pour me dissuader de déposer ma candidature à la présidentielle. Aujourd’hui, il est remis sur la table des juges, tous les Congolais le savent, pour exercer sur moi à cause du dialogue politique et du gouvernement d’union nationale qui se profile à l’horizon », a dit Augustin Matata.
Après un feuilleton judiciaire, ce dossier s’était finalement ouvert devant la Cour constitutionnelle. Au centre de cette affaire se trouvent des accusations de détournement portant sur 205 millions de dollars américains. Ces fonds étaient destinés au développement du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, un projet clé censé garantir la sécurité alimentaire en RDC.
En fait, Matata Ponyo est poursuivi avec son ancien ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, ainsi que le responsable sud-africain d’Africom dans une affaire de la débâcle du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Selon un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), l’ancien Premier ministre est accusé d’avoir versé à la société Desticlox 510 883 USD au titre de frais de gestion, alors que le prestataire identifié pour le projet était Africom.
Trésor Mutombo

