Près de cinq manifestants contre la présence la Monusco ont été tués à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, Est de la RDC, a annoncé Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, dans un tweet ce mardi 26 juillet.
A Goma, des manifestants exigent le départ de la Monusco qu’ils jugent inefficace. Déjà, cette nuit l’entrepôt de la mission onusienne a été pillé par des manifestants, qui ont tout dévalisé, rapportent de sources locales. Et lors de la manifestation de lundi, une dizaine de personne ont été blessées parmi des manifestants et des agents de la Monusco.
La Monusco a, dans un communiqué, appelé « les autorités congolaises, les acteurs politiques, la société civile et toutes les forces vives de la RDC à dénoncer ces actes de pillage ». Elle dit être prête à continuer de travailler avec les autorités congolaises pour restaurer la paix et la sécurité dans cette région, en proie à l’insécurité depuis deux décennies.
« Les incidents de Goma sont non seulement inacceptables, mais totalement contre productifs. La Monusco est mandatée par le Conseil de sécurité pour accompagner les autorités à protéger les civils. Elle se tient aux côtés des populations et appuie les forces de défense et de sécurité nationales dans leur lutte contre les groupes armés. La mission appuie aussi les autorités congolaises dans leurs efforts qui visent à restaurer l’autorité de l’Etat », a déclaré Khassim Diagne, Représentant spécial adjoint en charge des opérations, dans un communiqué.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

