«Cette loi sur la nationalité viendrait écarter plusieurs candidats. Pour parler clairement, des gros challengers se verront, si cette loi est adoptée, écarter et ne pourront pas postuler à la présidentielle. Cela risque de créer une crise politique parce que les partisans de ces gros challengers ne vont pas rester les bras croisés. Ils vont organiser des manifestations. Tout ça va entraîner une crise», a expliqué Mukadi Bonyi Junior, docteur en droit et analyste politique congolais, à Sahuti Africa mercredi 14 juillet.
Une proposition de loi sur la nationalité fait polémique en RDC. Cette loi vise à interdire aux citoyens, dont l’un de parents est étranger de candidater à la présidentielle. Ce que les proches de Moise Katumbi voient comme une tentative d’écarter leur leader au prochain scrutin présidentiel. Et menace de quitter l’Union sacrée, coalition du président Félix Tshisekedi, «au cas où cette proposition serait inscrit au calendrier des travaux de la chambre basse du Parlement».
D’après l’analyste, «cette proposition de loi peut être discutée pour écouter les avis des uns et des autres». Il appelle à «une solution pacifique pour que cette proposition de loi ne soit pas adoptée».
«Je pense qu’à l’heure actuelle, il faut privilégier une solution beaucoup plus pacifique et politique vu le contexte des troubles. Et puis pour maintenir quand même la passation civilisée du pouvoir. Nous craignons que ça puisse engendrer plusieurs perturbations au niveau de notre politique», a préconisé Mukadi Bonyi Junior.
Jeudi 08 juillet, cette proposition de loi controversée a été déposée à l’Assemblée nationale par le député Nsingi Pululu. Ladite proposition est une initiative de Noël Tshiani, candidat malheureux à la présidentielle de 2018.
Trésor Mutombo

