Pas d’engouement. Une ambiance timide. Les clients se font rares au marché. Difficile d’écouler ses marchandises. A Kasangulu, ville située dans la province du Kongo Central, ouest de la RDC, les vendeurs ne semblent pas faire de bonnes affaires en cette période de festivités de fin d’année.
La vente ne se fait pas comme il se doit, confie à Sahutiafrica un vendeur assis devant sa marchandise, sous le soleil de plomb de Kasangulu. De son côté Christelle, vendeuse d’habits, attend quelques potentiels clients. « La journée n’est pas bonne. Depuis le début de la semaine, nous ne vendons que de 30.000 Fc (15 Usd) ou 40.000 Fc (20 usd). C’est vraiment compliqué. Nous attendons le jour du Nouvel an », relate-t-elle avant d’entrer en discussion avec un client.

En RDC, la crise sanitaire du Coronavirus a aggravé la situation économique de nombreuses familles congolaise. C’est le cas pour Avenir, qui s’est rendu au marché de Kasangulu pour acheter une paire de babouche. « L’argent ne circule pas ces jours-ci. Nous souffrons pour ça », déclaré-t-il alors qu’il négocie une paire de babouche.
« Il n’y a vraiment pas beaucoup d’ambiances au marché comme on l’espérait. Nous ne vendons pas assez. Les clients sont rares », dit Angel, femme ménagère vêtue d’un pagne la main à la joue.
Les années se succèdent mais ne ressemblent pas. A Kasangulu, l’ambiance est timide à la veille de la fête du Nouvel An.
Raymond Nsimba de retour de Kasangulu

